Je reviens d’une petite semaine à New-York, « une des villes américaines les plus européennes »… mais pas seulement ! C’est aussi une des villes les plus « ubimedia-ready » du monde. Chaque jour, une nouvelle découverte m’a prouvé que l’ubimedia est déjà là, ou qu’il est sur le point de s’intégrer au quotidien du grand public. L’hyperlocal marketing interactif arrive !
Tout commence avec une ballade en taxi, pour rejoindre mon hôtel. Même dans un vieux cab jaune, il y a une borne tactile disponible pour le passager. J’avais déjà vu ça il y a 2 ans dans la grande pomme et à Barcelone, mais là, la dimension ubimedia est tout autre. News, météo, géolocalisation du taxi avec représentation graphique dynamique sur la carte, publicité contextualisée à la rubrique sélectionnée… Il ne manque qu’une application de réalité augmentée pour trouver la boutique qui colle à vos attentes en temps réel, ou un géo-push publicitaire en fonction des quartiers que vous traversez. Pas compliqué, et le matériel est prêt, donc ça ne saurait tarder.

Arrivé à l’hôtel, le ton est donné : la connexion wifi n’est plus une option, la chambre est équipée de base d’une station de chargement-radio-réveil pour iphone, c’est dire si le device mobile est passé dans les usages. Un check rapide sur FOURSQUARE (vous savez, ce service social 100% ubi qui vient à peine de passer la barre des 2 millions d’utilisateurs) me suffit à découvrir tous les bons plans du quartier. D’ailleurs, je n’avais jamais vu autant de personnes connectées à FOURSQUARE en même temps dans un même quartier.
Autre symptôme de cette affection du marketing social de proximité, je constate qu’un grand nombre de petits commerces affichent sur leur vitrine ou leur porte un petit logo « join us on FACEBOOK » (FACEBOOK et FOURSQUARE loin devant les autres réseaux sociaux dans cette ville, semble-t-il). Au détour d’un restaurant, je vois que le NY TIMES me fait une suggestion en push sur mon mobile dans la mesure où je me suis géolocalisé. J’ai envie d’écouter ce conseil d’un prescripteur prestigieux, je teste la carte.
- ubi-restaurant
Puis direction la 5e avenue, histoire de faire un peu de shopping. Parmi les prestigieuses enseignes visitées, le concept-store DIESEL (révélé par FOURSQUARE) est un très bon exemple d’un immeuble équipé d’un dispositif de « waiting marketing » simple et efficace en mode « ubimedia-ready ». Pour commencer, il y a du réseau, ce qui n’est pas évident dans tous les immeubles. Puis il y a des espaces pour s’assoir (le « waiting marketing » passe aussi par là), histoire de reprendre votre souffle 2mn entre 2 achat, tout en checkant votre profil et en annonçant fièrement à qui veut bien le lire, que vous êtes chez DIESEL. Puis je découvre que sur chaque étage il y a une borne interactive qui vous donne un accès direct à la collection, au cas où vous n’auriez pas envie de fouiller dans les innombrables piles de jeans. L’interaction proposée par la borne est simple (c’est ce qui fait le charme et l’attractivité des NUI) mais totallement « context-friendly » : après avoir choisi la coupe, le style qu’il vous faut, il suffit de cliquer sur « prévenir une vendeuse » pour qu’une demoiselle arrive en sachant exactement quoi chercher pour vous et dans quelle taille.
- ubi-shop
Un bon début, dommage que la marque ne pousse pas l’expérience plus loin, comme l’a fait Ralph Lauren avec sa vitrine interactive, son appli mobile et son FACEBOOK CONNECT (voir la page 36 de notre présentation ubimedia sur slideshare).
Un petit tour à TIMESQUARE, et les fameux murs d’images diffusent des photos géantes de monsieur et madame Toutlemonde, photographiés par AMERICAN EAGLE et diffusé sur le wall digital le plus connu du monde. Certains y voient un simple coup de street, d’autre y voient un affichage urbain original pour attirer du monde sur le lieu de vente, dans tout les cas, c’est du digital en interaction avec une marque et un lieu, donc ça nous parle.
Dommage, j’ai raté l’opération FOREVER 21 qui misait sur la réalité augmentée géante, au même endroit (visible ici) .
Times Square Billboard by Space150 from Cliff Kuang on Vimeo.
Tiens, petit clin d’oeil, la grosse campagne du moment, c’est celle de Blackberry, qui surfe sur le concept du multi-tag mobile « partout et toujours connecté ». Ce qu’il y a de plus amusant c’est de voir que des graph’ s’amusent à tagguer des murs (des vrais murs en briques avec de la vraie peinture) pour représenter des tags et des twitts digitaux (oui, ça ne fait sourire que les geeks à mon avis, j’assume).
- ubi-campaign
Allez, on part se rafraîchir dans le centre commercial le plus proche et là, bing, que vois-je ? Des ubi-toilettes ! Non, rassurez-vous, aucune synchronisation sociale n’est prévue ici, mais il n’est pas rare de trouver une télé incrustée dans le miroir, qui diffuse des infos courtes en continu… Parfois, il vaut mieux s’abstenir d’aller plus loin.
Bref, pour résumer, l’écran est partout et tout est fait pour l’écran, de la boutique de marque à la Cathédrale Saint Patrick. Le terrain New-Yorkais est très fertile et l’interactivité digitale se mêle naturellement au lieu physique, il en faudrait peu pour généraliser l’ubiconnection utile (puisque « context-friendly »). Donc vivement le prochain voyage, pour voir comment les choses avancent là-bas.
Nous, en attendant, on a beaucoup de travail à faire en France pour faire avancer les usages. Heureusement certains de nos clients comme la SNCF, le Crédit Agricole et Nespresso vont dans ce sens, et comptent bien ouvrir la voie de l’ubimedia et des NUI (New User Interface) à nos côtés…














