L’e-mail représente aujourd’hui un outil très puissant pour les annonceurs : simple, rapide, efficace, économique…tant d’atouts indéniables mais qui se confrontent tout de même à un problème majeur : celui de la déliverabilité ( La délivérabilité ou deliverability désigne la proportion de messages dont l’adresse de destination est valide et qui arrive effectivement dans la boite des destinataires). La délivérabilité des messages a tendance à baisser avec les dispositifs de filtrage anti-spam)
En effet, sur un envoi d’e-mailing en masse, une part non négligeable de messages n’arrivent pas à leur destinataire car sont bloqués, filtrés ou encore blacklistés. En France, en 2005, on observe un taux d’e-mails aboutis de 91%.
Pour éviter cela, il est conseillé de créer un calibre efficace pour les messages. Cela favorise la livraison du message au bon destinataire, dans l’état voulu (présence des images, du texte, des liens…). Car un message bien reçu, mais incomplet ou illisible, peut avoir des incidences négatives sur l’image de l’entreprise.
Dans tous les cas, il est préférable de tester le calibre du message :
- ôter tout le contenu variable du message (texte, images, personnalisation…) puis soumettre le calibre à un validateur de code HTML et un spam content checker (vérificateur de contenu frauduleux)
- faire des tests et envoyer le calibre du message sur des boîtes mails variées (hotmail, yahoo, gmail…) pour s’assurer que le mail soit adapté à tous les types de messageries
- vérifier également la bonne réception et la bonne lecture sur différents navigateurs (Internet Explorer, Mozilla Firefox…) et plate-formes (PC, Macintosh…)
Une fois ces tests réalisés et les problèmes résolus (si problème il y avait), réintégrer le contenu variable et renouveler le processus ci-dessus pour l’ultime vérification !
D’autre part, quelques conseils supplémentaires donnés dans un article sur Clickz , pour optimiser la déliverabilité des mails.
1/ Dans une étude réalisée en 2005, 7 personnes sur 10 (en BtoB) pré-visualisent leurs messages à l’aide du panneau avant de l’ouvrir ou non. Aux vues de ces résultats, il est donc intelligent de concevoir le mail dans l’idée que la prévisualisation du haut du message déterminera si le destinataire a envie de l’ouvrir ou non. Y placer donc les éléments les plus importants : lien vers le site web, résumé du contenu du message, pas de grosses images sans signification …
2/ Eviter d’insérer des images, car la présence d’images dans le mail favorise l’assimilation du message à un spam.
3/ Ne pas abuser de la ponctuation…La présence de « !!! » ou « ??? » est assimilée à du spam…
4/ Faire attention au vocabulaire utilisé…Par exemple, si votre métier est lié à un langage délicat (finance, pharmacie, médical, jeux…), évitez de mettre en objet ou en corps de texte des mots pouvant facilement être apparentés à du spam…
5/ Eviter d’envoyer des e-mails s’ils ne contiennent pas ces éléments principaux : – Lien vers le site web
- Lien d’abonnement, de désabonnement
- Nom de la compagnie + adresse physique
- Adresse du destinataire
- Rubrique “nous contacter”
Ces éléments sont en general tous placés en bas du message, afin que le destinataire ait tout à proximité (sorte de barre de tâches personnelle)
Si vous avez pris toutes ces dispositions, vous remarquerez un accroissement du taux de délivrabilité…
A vous de jouer ! et bonnes campagnes…