Etre payé pour regarder de la pub, ça vous tente?
Posté le 18/06/2009 par ggartioux dans Stratégie de CommunicationLancé le 8 Juin dernier, Web All Win, risque bien de révolutionner le rapport de force annonceurs/clients

Web All In, est une plateforme de mise en relation des internautes avec les annonceurs. Jusque là, rien de très surprenant. Mais alors pourquoi en parler me direz-vous… et bien la particularité de ce site, réside dans le fait qu’il propose aux internautes d’être rémunérés pour visionner de la publicité, et cela peut rapporter gros (jusqu’à 100 euros par mois !!!).
Mais ou est le loup ? Évidemment, cela ne se fait pas sans quelques concessions. Notamment, l’obligation pour l’internaute de fournir de nombreuses informations personnelles, permettant ainsi aux annonceurs de qualifier au mieux leur cible, (…et qui sais, vous spammer plus intensivement…). Aussi, la nécessité de respecter un contrat qui peut sembler parfois contraignant (par exemple, « le contrat C4″ qui permet de toucher les 100 euros de jackpot impose « aux membres de visualiser 10 minutes de publicité par jour pendant 30 jours successifs sur le site weballwin.com et de donner son avis sur la publicité »).
Une véritable tendance à la désintermédiation: Un nouveau modèle de diffusion publicitaire, qui n’est pas sans rappeler les techniques utilisées depuis quelques temps déjà, pour la promotion musicale. En effet, si l’on prend l’exemple de MyMajorCompagny, on se rend très vite compte de cette tendance à la désintermédiation, qui offre la possibilité à l’internaute de choisir la façon dont il veut consommer. Mais surtout qui révèle le désir des annonceurs/diffuseurs, de casser les codes de secteurs trop souvent cloisonnés et parfois même en perdition.
Reste que ce modèle est plutôt novateur, et risque de faire parler de lui.
A vous de juger…




















Voici un autre exemple de site utilisant ce modèle:
Beezik, qui propose de télécharger gratuitement les morceaux d’un catalogue de 2 millions de titres provenant d’Universal, d’EMI et de maisons de disque indépendantes. En contrepartie, l’internaute accepte de regarder un spot de publicité de 10 à 15 secondes. Il choisit lui-même la publicité qui s’affiche en plein écran pendant le téléchargement du morceau.
http://www.beezik.com/beezik/pub...
Le concept "être payé pour voir de la pub" a déjà été utilisé sous plusieurs formes et, à mon avis, a montré ses limites.
On se rappelle notamment des barres de publicité qui s’inséraient dans votre navigateur et qui étaient censées vous payer pour le temps passé à surfer.
Cela ne marche jamais bien fort, la mise en place est complexe, les annonceurs sont peu nombreux, les internautes trouvent des astuces pour contourner le système ou abandonnent quand ils ne touchent finalement qu’un maigre pourcentage de ce qu’on leur avait promis, etc.
Rien de révolutionnaire ni de prometteur donc.
« Cela ne marche jamais bien fort, la mise en place est complexe, les annonceurs sont peu nombreux, les internautes trouvent des astuces pour contourner le système ou abandonnent quand ils ne touchent finalement qu’un maigre pourcentage de ce qu’on leur avait promis, etc. » Effectivement le concept n’est pas révolutionnaire en soi, bien qu’ici, ce soit le modèle qui diffère encore une fois. Ce qui me semblait intéressant c’est cette tendance, qui est d’ailleurs plus qu’une tendance, à « éliminer » tous les maillons de la chaîne traditionnelle. Prometteur je ne sais pas, il faudra voir les réactions de ceux qui l’auront testé…
Bonjour,
Pumbby décline le modèle sur mobile:
http://www.xeres.com/xerescom/20...
La désintermédiation n’est que très partielle dans ces modèles, puisqu’il y a bien un intermédiaire entre marque et public (web all win dans votre exemple)
En tout état de cause, la capacité à développer une relation annonceur-consommateur en "éliminant les maillons de la chaîne traditionnelle" nécessite sans doute côté annonceur de nourrir cette relation d’un contenu plus riche qu’un simple "je te paye pour voir mes pubs"
@ggartioux : Même si ces offres peuvent paraître attractives sur le papier, il faut voir ce que l’on récupère vraiment. Qualité du fichier? DRM? Possibilité de transfert sur différents appareils (téléphone, baladeur,…)?