Alexander Calder déclarait « augmenter ses jouets »
Posté le 15/07/2009 par stephane THOREL dans RebondDéambulant dans les étages de centre Georges Pompidou lundi soir, j’ai visité l’exposition Alexander Calder, Les années parisiennes. Parenthèses faites sur les années trente où « Paris est une fête », c’est alors un tout jeune Calder, ingénieux et ingénieur qui parcours la ville à la recherche de l’inspiration et du défi créatif.
En cours de visite, je n’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter plus longuement dans une salle dédiée au jouets que Alexander Calder se fabriquait dès l’âge de 8 ans. Craignant l’ennui de leur fils, les parents du jeune garçon lui ont confié quelques outils pour qu’il explore les matériaux et objets de son quotidien. Rapidement intéressé par les pièces de bois, il s’est mit dès 8 ans à imaginer, dessiner puis réaliser les jouets de ses rêves.
Il réalisait des objets mobiles aux comportements originaux et parfois aléatoires, tirés de l’imaginaire d’une scène de vie, d’un spectacle comme ci-dessus, l’une de ses réalisations majeures Le Cirque. Un témoignage inscrit sur le mur de cette salle relate une conversation de juin 1929, dans laquelle l’artiste Calder confia à Edouard Raymond qu’il cherchait par ses créations, à « augmenter ses jouets ».
L’augmentation du réel est devenue une notion clé, aujourd’hui au coeur de concepts comme la ville 2.0, le relationnel augmenté, l’infomobilité, l’hyperlieu, etc… Mais ce sont déjà des projets réels comme la réalité augmentée mobile, la table interactive, et le personal device, … En parlant d’augmentation, avez-vous vu la bande annonce G.I. Joe – Le réveil du Cobra, qui met en scène des « combinaisons accélératrices » ou encore lu le récent billet « éclairant » de François Verron, évoquant (entre autre) une mobilité physique augmentée au travers des chaussures « à roulettes ».
PS : Je vous recommande l’exposition Calder, programmée en parallèle de celle de Kandinsky au centre Georges Pompidou.



















