Apport du Multitouch en gare: enrichir l’expérience du lieu de vente

SQLI est candidate au concours MULTITOUCH SNCF . Remise des livrables prévue mi-décembre.Et c’est dans le cadre de la candidature  que nous avions proposé une vision du Multitouch du lieu de vente, plus précisément la gare. Cette vision (restituée ci-dessous)  sera donc  soumise à l’épreuve de la réalité sous plusieurs faisceaux :

  • le dispositif limité  à un device cible : une borne interactive d’achat/ réservation de billet de train en gare
  • objectifs d’usage/utilisation et ROI attendu du point de vue du consommateur-utilisateur et de l’annonceur ?
  • Contraintes projets, contraintes et choix de conception
  • et, à terme,  feedback en situation.

Une équipe de sacrés oiseaux Interaction Designers  animée par Vincent HOVE et  Jimmy Pinna est en pleine « creaction ».  Suspense, donc.

En attendant, voici une restitution d’une vision de l’apport du Multitouch dans un lieu de vente ( ici, la gare).

Conviction

Nous croyons que l’internet de proximité et ses services ubimédia, avec les nouveaux écrans qu’ils suscitent, vont redynamiser l’approche multicanale en augmentant la présence de marque par plus de pertinence, d’empathie, d’engagement. Au bon moment, au bon endroit, tirant profit du « permission marketing » in situ et de la facilité d’usage des nouvelles interfaces reliées aux lieux de vie des gens , les hyperlieux : une gare, un point de vente en gare, un train, son domicile, le hall de son immeuble, son hôtel, l’office du tourisme, l’abribus, le commerçant du coin, la station service, etc.  Dans ce cadre, l’utilisation des écrans digitaux par Monsieur et Madame tout le monde, les jeunes et les moins jeunes, doit être renouvelée et pensée dans un contexte d’utilisation extérieur connecté (outdoor, outofhome) en mouvement et/ou mode fixe. C’est tout l’enjeu de la technologie multitouch que d’interfacer ces nouvelles situations d’interactivité.

« Simplexifier » l’Interaction Design (et donc l’expérience utilisateur)

La technologie multitouch va vers une simplification de la relation à l’interface, permettant la manipulation plus intuitive d’objets sur l’écran et donc un « gameplay » enrichi qui va libérer la zone de travail jusqu’alors réduite au glissement du curseur et au pouvoir de cliquer. Le multitouch révolutionne la conception d’interface en démultipliant l’éventail des possibles de l’interactivité, en intégrant nativement la simplexité (rendre simple d’usage un processus complexe). Le multitouch va donc augmenter le pouvoir de naviguer, d’explorer, zoomer, sélectionner… Mais surtout, le multitouch rend possible le jeu à plusieurs mains (doigts) sur l’interface, et donc potentiellement l’interaction sur un même écran de plusieurs utilisateurs, pourvu que la taille de l’écran soit adaptée. Ce qui induit donc un partage, coopératif, plus ludique, entre 2 personnes et de fait enrichit le dialogue de vente en magasin. On passe en quelque sorte d’une « interaction monologue » à une « interaction dialogue », la convivialité augmentée !

« Ubimédiatiser » le magasin

Le magasin va devenir hybride en s’interfacant d’une part au contexte ambiant proche, et d’autre part au contexte du client. En effet, parce que le multitouch autorise la simplexité, on peut envisager des scénarios d’usage plus ambitieux et surtout très attendus par le client via un interfaçage en prise directe avec l’écosystème local du point de vente. Il s’agit de réinventer une approche digitale e-commerce contextualisée au contexte ambiant mais également au contexte personnel du client (son identité numérique et son bagage client). Ainsi, on va pouvoir penser l’interface et l’interactivité dans une logique de redynamisation des lieux de vente, en proposant des services à valeur ajoutée autour de la préparation du trajet, de la destination, de l’interconnexion à des services de proximité en gare (autour du lieu de vente) et du SAV, et ce avec une expérience utilisateur restant simple et efficace, non décorrélée de la réalité ambiante et toujours reliée au capital relationnel marque/client.

Quelques cas inspirants illustrant le propos, vu ailleurs:

  • UMPQUA (USA):  une agence bancaire hyperconnectée, conviviale et ouverte à l’écosystème de son quartier

umpqua_bank_lounge

  • Office de Tourisme de New-York hyperconnecté à … New-York:

NY_officedutourisme

  • HardRock Café de Las Vegas, hyperlieu d’expériences enrichies collectives et individuelles, commutées:

HardROCK_CAFE_LasVEGAS

Articles traitant de la même thématique :

2 réponses à “Apport du Multitouch en gare: enrichir l’expérience du lieu de vente”

  1. plop dit :

    Aïe aïe aïe la « franciscation »…
    Simplifier la simplicité serait donc trop difficile à simplexer?

    Sinon, bravo pour le proto de SQLI, c’est de loin le meilleur, même si le multitouch contrairement à ce qui est écrit n’apporte aucune valeur ajoutée dans le cadre de la vente de billets.

    Ce que souhaite un client, c’est pouvoir acheter son billet rapidement et dans de bonnes conditions (ergonomie), pas avoir de l’ »eye-candy ». Ceux qui ont déjà été à un distributeur de billets de train 2min avant le départ savent très bien que choisir sa destination sur une carte zoomable multitouch (pratique quand on a les mains encombrées de bagages, ou quand on ne connais pas précisément la position de la ville concernée) n’a aucun intérêt autre que le « whaou » visuel et fera perdre du temps. Les gens seront-ils prêt à attendre 15min le temps que la borne se libère?
    Encore une fois ce sont de belles idées et de belles technologies, mais absolument pas pensées dans leur contexte d’utilisation et assez loin de la réalité des attentes, même si la réalisation de SQLI est la « moins pire » de toutes.

  2. « Cher » plop, je t’invite à nous proposer une tribune sur l’ubimedia. On est open. Ce débat est suffisamment complexe pour ne pas y monopoliser la parole et les échanges de vue. Concernant la  » simplexité  » comme traduit ci-dessus, en « français radical » par « rendre simple d’usage un processus complexe », je persiste et signe. Dis, entre nous, cher anonyme, tu décris très bien le proto sqli. Justement comme tu le décris , ce qui a été visé c’est l’efficacité en borne dans un contexte rapide. Apres, le « beau discours » est une vision à terme, et ce qui compte c’est le terrain , le contexte comme je me tue à la marteler si tu nous suis bien. Dis, des fois, tu serais pas dans le coin qu’on en discute ? Sympa, ton mail : mais pourquoi cette animosité ?

Laisser un commentaire