Lors de la dernière conférence Nokia intitulée « The way we live next 3.0 » organisée en Finlande, le constructeur a présenté sa vision de la téléphonie à moyen terme.
Nokia ne se lance pas dans la course à la puissance, mais réfléchi à de nouveaux usages embarqués pour le grand public.
La première piste surprenante vient du logiciel « Point and Find« , il permet une nouvelle expérience de Réalité Augmentée , la » Mixed Reality » , avec des éléments téléchargés en temps réel sur le mobile.
Il suffirait de pointer sur une affiche de film sur un panneau pour recevoir les salles les plus proche où aller le regarder, pointer la rue pour se voir proposer des informations sur la météo, les taxis.
Bref, une utilisation de son mobile avec une interaction plus naturelle avec son environnement, en opposition aux éléments informationnels proposés par les QR codes entre autre.
Dans le reste de la présentation, Nokia prédit toujours plus d’interaction via le reseau 3/4 g ; dans le domaine du paiement par exemple; payer ses factures avec le mobiles, ou chez des commerçants.
Enfin, le constructeur Finlandais envisage de transformer ses portables en « mouchards » anonymes, mais pour la bonne cause; collecter des informations en temps réel sur le trafic routier (une offre un temps envisagée par SFR sur le même principe).
Le mobile devient vraiment le catalyseurs de nouveaux usages, il tend à libérer de plus en plus les usagers du pc fixe ou nomade pour la recherche d’informations. De même, il permet d’amener des interactions avec des éléments statiques, et donc de renforcer la puissances des campagnes de communication, tout en ciblant mieux ses prospects.
Sqliagency invitée à la rencontre inter territoriale « Innover pour bien vieillir dans les territoires »
Dans le cadre de l’approche ubimedia et des hyperlieux ,mon confrère Stéphane Thorel et moi-même avons a été invités par la FING (que nous remercions à nouveau ici) à réagir sur 2 des 5 scénarios concoctés par le cercle de réflexion du programme PLUSLONGUELAVIE , portant sur la mobilité et la consommation citoyenne avec deux fils rouge en filigrane : à l’horizon 2020, comment les TIC peuvent accompagner le bien vieillir dans les territoires, les communes, les quartiers ; et comment avancer concrètement pour donner corps à ces projets.
Une synthèse des échanges très riches et foisonnants, faits de témoignages et retours d’expérience est disponible ici.
Synthèse de nos réactions :
1.La technologie est au service des usages : c’est la technologie qui peut entre autre, ouvrir le champ des possibles et innover sur les usages des lors qu’un besoin existe: le transport en commun « On Demand » et l’approche collaborative, la personnalisation des alertes, etc…tels qu’on a pu le voir dans les scénarios présentés.
2. Et notamment au service du bien vieillir : L’ubimedia et ses technologies visent à augmenter la mobilité qui se réduit naturellement du fait de la prise d’âge.Mais cette diminution de la mobilité n’est pas la même selon le degré d’autonomie de la personne : autonomie active, autonomie réduite, autonomie dépendante.
3.Nous serons des papis et mamies « digital natives » : Les usages mobiles et l’utilisation des devices qu’ils supposent (Internet domestique, Internet mobile, Internet in situ comme une carte interactive tactile sous abribus, une application embarquée sur smartphone, etc…) posent davantage la question de l’accessibilité desdits devices et moins celle de l’apprentissage et de la culture technique ( En 2020, les séniors seront des « technophiles connectés »). Il faut donc appréhender ces nouvelles interactivités et interfaces sous l’angle ergonomique en tenir compte des handicaps naturels qui viennent avec l’âge.
4.Modèle de solidarité, politique citoyenne et technologie : Ces scénarios sous-entendent de réinstaller la responsabilité des personnes du grand âge à l’échelle du proche et de l’hyperlocal (chez soi, son quartier, son hameau) et donc son réseau de proximité: au fond, la mobilité des personnes âgées se rapporte au lien social et au vivre-ensemble quotidien de l’entourage urbain (les voisins) et quelque soient les générations. L’accompagnement au bien vieillir pose un préalable : libérer l’initiative locale et micro-locale, au niveau de chacun et au niveau du tissu associatif de proximité. A ce titre, les TIC , notamment l’internet de proximité sont facteurs de libération et fédération d’actions locales .
Il s’agit donc de passer d’une implication verticale à une implication horizontale de la responsabilité solidaire, ce qui n’est pas sans rappeler l’essence même du Web 2.0 qui décloisonne et rompt avec la communication ascendante et individualisée. Ainsi, les politiques publiques territoriales (qu’elles émanent des régions, départements ou au niveau de la ville) doivent s’adapter à cette nouvelle donne.
Mais il semblerait que cela soit précisément leur talon d’Achille….
5.ET si les marques prenaient l’avantage sur l’action publique ?
Certaines marques et acteurs du privé l’ont bien compris et y voient là une opportunité d’image en sponsorisant l’utilité (branded utility) et à terme du placement produit . A ce titre, l’initiative AidonsEnsemble (un réseau social de type facebook), mise en place par la société Seniosphere et financé par Nestle Nutrition peut éclairer…
« Expérimenter c’est bien, oui mais après ? » L’enjeu du financement et de vitesse de décision
Pour conclure ce reportage, l’interpellation de Daniel Kaplan à l’assemblée composée majoritairement de responsables publics de l’innovation et de la mobilité dans les territoires ainsi que sur les questions de séniorité.
Daniel Kaplan relève un point évoqué dans les débats sur la difficile marge de manœuvre des acteurs publics pour installer les innovations à l’échelle des territoires. Il souligne la nécessité pour ces acteurs publics d’adopter une nouvelle posture pour ouvrir des espaces afin de permettre des initiatives, notamment sur la question des financements et dépasser la nécessaire étape d’expérimentation.
Pas simple.Mais le marché semble mûr. A bons entendeurs …
Je vous invite à visionner ces scénarios et n’hésitez pas à les commenter !
Stéphane Donic, directeur conseil et stratégie de sqli agency a été invité dans le cadre de l’événement Paris 2.0 à présenter le positionnement d’agence sur l’Ubimedia. Cette conférence ouverte au public est l’une des occasions offertes pour partager et échanger autour des opportunités de l’informatique ubiquitaire, des technologies d’infomobilité et les nouveaux usages qui s’expriment déjà ou sont émergents. Et dans ce cadre, anticiper, imaginer des solutions pour les marques, les collectivités, les entreprises et les marchands.
Sommaire de la séquence « Ubimedia et hyperlieux » :
Organisée par Sillicon Sentier et NuiGroup, la Cantine recevait il y a 15 jours la conférence sur les interfaces tactiles Touchcamp et premier constat annonceurs, agence spécialisées, éditeurs et acteurs de l’interactif s’y sont pressés.A suivre cette matinée, il semble que l’on soit en train d’assister au passage à la maturité d’un certain nombre d’applications liées au multiTouch, je vous en relate certaines et je vous donne le lien vers la relation vidéo. Bien sûr l’Iphone star du multitouch est un succès planétaire et bien qu’il mobilise quelques doigts, il annonce une révolution plus vaste de notre environnement proche.
Le multitouch recouvre à la fois les applications destinées à une interaction tactile multiple, mais aussi les réflexions en cours sur l’ergonomie des interfaces objets et les travaux sur la reconnaissance des techniques d’interactions.
Gilles Bailly de ELECOM Paris (laboratoire INFRES, équipe IC2) présentait les différentes techniques de tactilité avec plusieurs doigts, deux mains dont les fonctions sont dissociées. La main gauche culturellement et pratiquement dédiée à la sélection d’un univers, alors que la main droite va être dévolue aux choix d’actions.Cet intervenant souligne ainsi le passage de ses techniques à l’opérationnalité et la disponibilité très prochaine d’une offre adaptée, diversifiée et accessible à un public plus large.
Nous avons pu entendre, « à tout seigneur tout honneur », Microsoft, qui par l’intermédiaire de deux de ses représentants : David Cohen et David Talaga nous ont présenté la palette de projets multitouch de la firme de Seattle. La table Surface, le plus aboutit et le plus connu des objets tactiles de Microsoft. L’information intéressante tient sans doute dans les débuts de sa commercialisation. La chaîne hôtelière FourSeasons propose dans le hall de ses hôtels nord-américain, la table surface pour ses clients avec des applications de géolocalisation, de stockage de médias de réservation de spectacles.
Autres produits (ce n’est pratiquement plus expérimental) : le nanotouch, où comment avoir un écran à deux faces, la Sphère tactile avec reconnaissance infrarouge des mains et de la positions des utilisateurs par rapport à la sphère ou encore le TouchWall qui donne paradoxalement un coup de vieux à Tom Cruise…
D’autres intervenants se sont succédés et en particulier de la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération ) sur le projet CityWall à Helsinki. Ce projet proposait de mettre à disposition des passants dans une rue de la ville, un mur interactif et tactile. L’objectif était d’observer les usages et les comportements (grâce à une camera dans le mur)
Cet expérience a montré à la fois le naturel des utilisateurs dans le maniement tactile mais aussi, par exemple, qu’en position debout les interacteurs avaient tendance à n’utiliser qu’une main, l’autre étant au choix réservée au sac à main, au téléphone, au (à la) petit(e) ami(e).
D’autres dimensions en particulier sur les contenus ont émergé de cette expérience utile en particulier pour les collectivités locales.
L’enseignement majeur que je retiens de cette séance, qui s’est poursuivie par des ateliers, peut se résumer ainsi : notre relation au numérique s’accélère et s’amplifie (…)
Je ne résiste pas à l’envie de vous proposer ce lien qui illustre les mutation à l’œuvre et à quel point le multitouch s’inscrit dans ce mouvement . Le constructeur Tesla propose un roadster électrique avec tableau de bord complètement tactile.
C’est bien au retour des objets dans la sphère technologique, annoncé par l’hégémonie actuelle du design, auquel nous assistons. L’internet devient un contenu dont l’accessibilité permanente constitue le prochain Eldorado économique, sommes-nous prêts ?.
Auteur : Frédéric KALFON, Directeur de Création, sqli agency
Sqli agency accompagne les marques dans la construction de leurs stratégies relationnelles, et dans la réalisation de leurs outils communiquants high tech.