Mobilité & codes 2D : la technologie est-elle prête à se démocratiser ?

Nos lecteurs le savent, Sqli agency s’intéresse aux codes barres 2D depuis plus de 2 ans.

Après avoir repéré quelques rares initiatives en 2007, nous nous étions intéressés plus récemment aux différentes possibilités qu’offre la technologie et aux différents freins / leviers pour la démocratisation des usages sur le marché Français.

Ou en sommes-nous actuellement ? Quelles sont les initiatives sur le marché Français ? La technologie est-elle enfin prête à se démocratiser ? Le phénomène iphone va-t-il changer la donne ?

Quelques annonceurs ont déjà su exploiter le potentiel de cette technologie. La majeure partie des initiatives restent encore liées à des supports presse, le code barres 2D étant le moyen idéal pour rendre interactif ces supports de communication « classiques ».

Ainsi, pour la parution du magasine hypergames (distribué dans 116 magasins à 150.000 exemplaires), Auchan a fait le choix des codes 2D pour la promotion de leur site mobile. En shootant le tag le client pouvait accéder à des contenus supplémentaires sur les jeux vidéos (informations complémentaires, images, vidéos). Les résultats semblent concluants puisque plus de 1000 shoots étaient déjà comptabilisés dès la première semaine). Plus que de l’information complémentaire, nous pouvons aisément imaginer d’autres possibilités offertes à l’annonceur : proposer des coupons de réduction (m-couponning), proposer l’achat des jeux vidéos directement sur le site mobile (m-commerce) etc.…

Voici l’extrait du magazine papier :

Voici le résultat :

Un peu plus tôt, à l’occasion de la fête de la musique, c’était au tour de « à nous paris » de tester les codes barres 2D. Le site permettait de retrouver le programme détaillé de l’événement par arrondissement :

Voici le résultat :

L’opération à d’ailleurs été renouvelée dans le magazine « à nous l’été » distribué à 350.000 exemplaires sur les plages méditerranéennes. Plus que de l’information supplémentaire, le code barres permet cette fois ci de participer à un jeu concours.

D’autres exemples également dans la presse papier :

L’ordinateur individuel (comparateur de prix, téléchargement de photos, vidéos, poadcast)

Intermarché (participation à un sondage sur l’enseigne via le quotidien gratuit métro)

A noter : plutôt que de réitérer le choix qui avait été fait lors de sa première initiative avec les codes 2D (connexion indirecte) cette fois ci il s’agit d’un datamatrix ouvert…

D’autres opérations ont retenu tout particulièrement mon attention puisqu’elles rejoignent directement la notion de marketing in situ que nous évoquions dans un précédent article. Plus que de l’information complémentaire sur un produit ou service via un support presse, voici des opérations qui tiennent directement compte du contexte de « shoot » du code barres 2D.

L’initiative de la marie de Paris dans le deuxième arrondissement en est l’exemple parfait. La RATP, JC decaux et Mobiletag se sont associés pour offrir aux usagers du réseau un service de codes barres 2D. Des codes barres ont été placés sur 19 abribus de l’arrondissement :

Plan du quartier, infos pratiques, animations culturelles, points d’intérêts à proximité ou comment mettre la technologie au service de la culture et des transports dans la capitale. Notre abri bus est devenu interactif et communiquant, l’interaction au contexte devient la nouvelle interface ubimédia….
Lire à ce sujet l’article de François Verron : « Les hyperlieux comme interface relationnelle ubimédia »

A noter une autre initiative intéressante d’un point de vue culturel en Dordogne. Les codes barres 2D permettent cette fois-ci d’accéder à des informations supplémentaires liées au patrimoine de la ville.

Prendre en compte le contexte d’émergence du besoin, fournir aux usagers de l’information utile en fonction de l’endroit où il se trouve, voire de l’endroit où ils se rendent voilà du marketing in situ !

Les codes barres 2D s’invitent également à Disneyland pour simplifier la vie des visiteurs du parc. Placés à des endroits stratégiques à l’intérieur du parc, ils permettent aux usagers d’accéder en temps réel aux horaires d’ouverture des attractions, aux temps d’attentes, mais également à des contenus multimédia ou des offres spéciales sur les restaurants et les boutiques.


Voir à ce sujet la vidéo de Julien Kauffmann (Orange)

Disneyland exploite bien les moments clefs du cycle de consommation du parc en proposant des services pour l’avant (je prépare mon séjour), le pendant (j’augmente l’usage du parc) et l’après (je laisse mon feedback sur mon séjour).
On regrettera le fait que les informations poussées ne soient pas contextualisées en fonction de l’endroit ou est flashé le code ! Il en est réduit du coup à sa plus simple fonction de « raccourci » sans tirer réellement profit du contexte

Informations complémentaires, informations contextualisées, contenus rich média, jeu concours, sondages, m-commerce, les possibilités offertes par la technologie sont à n’en pas douter très riches…

Que manque t-il pour voir enfin les usages se démocratiser ?

– Voir augmenter le nombre de mobiles compatibles ?
– Avoir un lecteur de code barres en natif sur les téléphones mobiles ?
– Travailler sur l’interopérabilité entre les différentes normes et lecteurs de codes barres ?

La situation a bien évolué depuis nos dernières publications et voici quelques nouveaux éléments qu’il me semble nécessaire d’évoquer :

Une étude récente publiée sur Mobile cross média est très encourageante quant à la compatibilité devices / Barcode reader : 63% des téléphones mobiles peuvent installer une application de lecture de codes barres (étude réalisée sur les téléphones les plus utilisés dans le monde).

Quant au fait que l’application soit installée en natif sur les téléphones mobiles, l’exemple du marché Suisse est parlant, comme en témoigne un directeur d’agence de communication : « Contrairement au Japon ou à d’autres pays européens, les opérateurs n’ont pas configuré l’application de téléchargement d’office sur les téléphones portables, comme le Bluetooth par exemple; et pourtant cela faciliterait les choses ».
Lire à ce propos l’article sur le matin

La pré-installation de l’application reste en effet l’un des enjeux même si le modèle « AppStore », « Android market » ou encore le « Blackberry App World » change légèrement la donne

Quant à l’émergence d’un standard et les difficultés actuelles du marché Français, il suffit de s’attarder sur les campagnes que nous venons de citer :

Dassault qui avait déjà fait l’expérience des codes barres 2D lors du salon du Bourget en 2007, a dû s’adapter pour l’édition 2009 : 2 codes barres différents étaient proposés sur leur site web pour accéder au même site mobile : un flashcode pour les utilisateurs Français, et un QR code pour la communauté internationale…
Lire à ce propos : « Mobilité : Codes 2D, la guerre des formats principal frein à la démocratisation des usages ? »

Néanmoins, nous apprenions récemment la signature d’un contrat de licence (non exclusif) entre Néomédia et Mobiletag…

L’objectif ? La création d’un lecteur de codes barres ouvert et interopérable.

La conséquence ? Permettre enfin la franche démocratisation des usages sur le marché Français ???

Articles traitant de la même thématique :

2 réponses à “Mobilité & codes 2D : la technologie est-elle prête à se démocratiser ?”

  1. Toutes ces initiatives vont dans le sens d’une plus grande vulgarisation de la techno et donc son utilisation. L’initiative du Quartier numérique ( JCDECAUX,RATP, MOBILTAG) est une incitation très habile pour apprivoiser (pour le démocratiser) l’usage du QR code flashcode auprès du public : « en donnant rdv à un nouvel usage dans mon abribus ! » et ce, en exploitant judicieusement « ce temps de… disponible » qu’est l’attente (L’opportunité du waiting marketing).

  2. [...] This post was mentioned on Twitter by QR Power, François VERRON and sqli agency. sqli agency said: Le QR Code se démocratise http://ow.ly/pNfB [...]

Laisser un commentaire