Kinect (ex projet Natal) sur Xbox 360 pour fertiliser de nouveaux usages domestiques au-delà du jeu vidéo ?

Et si Microsoft réussissait avec son projet Natal intégré dans sa console de jeu XBox 360 là où Apple a réussi avec le tactile multitouch sur son Iphone ?

Car avec la commercialisation du concept Natal, il s’agirait d’amener dans le salon quotidien des gens un mode d’interaction révolutionnaire car naturellement intuitif (Natural User Interface).

Des nouveaux usages à la maison

Rêvons un peu. Cette technologie basée sur la reconnaissance gestuelle et morphologique des objets et des joueurs au sein d’un espace réduit, ici une partie de la pièce vivre de la maison, on peut imaginer des nouveaux usages au delà du jeu vidéo:

>l’utilisateur ou les utilisateurs sont dans l’interface avec des modalités d’interaction sans manettes, maximisant la facilité d’usage et d’interaction des services à disposition

>Les utilisateurs pourraient être connectés au cloud ambiant via la Xbox avec son lot d’applications façon « Appstore » : jeux, meditathèque bien sur mais aussi gestion de la maison, éducation, actualités locales, démarches administratives et de voisinage, commerce de proximité, mon assureur, ma banque, mobilité multi-modale, services de conciergerie personnalisée, visiophonie, démonstration de produit et publicité immersive, …

>Sans oublier le potentiel social en connectant l’identité numérique des personnes du foyer (leur réseau social personnel, …) et pourquoi pas aussi au lifestreaming de la maisonnée, incluant aussi la communication avec objets intelligents ( de la boite aux lettres au frigo en passant par le thermostat, sans oublier le répondeur-avatar de réponse en cas d’absence à la maison…et, et le smartphone,…

à l’heure où la télévision réinvente son marché…

Cette techno, que l’on pourrait qualifier d’ « interaction gestuelle sans-contact spatiale » arrive à un moment fertile pour MS où le device domestique le plus partagé au monde réinvente son marché en promettant de nouvelles expériences (la 3D et l’interactivité à l’internet). Natal sur la XBox 360 tombe à pique et devrait profiter de cette effervescence et séduire par le potentiel d’usages et d’user-experience renouvelée, dépassant le jeu vidéo et le visionnage d’émissions ou films, pour s’ancrer dans ce qu’on pourrait appeler la « Domus Connectivité » ? Pourquoi pas !

Mais j’ai cru comprendre que seuls les éditeurs de jeux vidéos bénéficient du SDK NATAL (si vous avez des précisions à ce propos, je suis preneur), une manière pour ces acteurs d’étendre leur marché au delà du jeu vidéo en développant une offre autour de services immersifs interactifs ancrés sur les usages domestiques ? Ça serait trop beau, vraisemblablement, ils vont se concentrer sur ce qu’ils maitrisent le mieux: le jeu.

Hypothèse : la stratégie de MS dans un premier temps serait de s’assurer d’une offre de qualité sur l’usage jeu vidéo, promesse première attendue par le grand public, et surtout manière de capturer et fidéliser une clientèle, pour ensuite développer les usages dans la sphère domestique…et ouvrir le SDK à d’autres acteurs du développement logiciel ? Allez, chiche !

A suivre.

maj : MS devrait faire une annonce ce 14 juin prochain à propos de Natal à Los Angeles à la conférence E3 dédiée au Jeux vidéos. :)

maj: MS a donc annoncé officiellement un nom sur le projet Natal de Microsoft. Ce sera donc « Kinect for Xbox 360 », le système de jeu à commande humaine. Une annonce sur le prix et date de lancement prévu ce 15 juin . A suivre .

Opération Blackberry – L’interactivité au cœur du quotidien du consommateur…

Au détour d’une rue, sur sa place préférée…tout est désormais sujet et lieu d’interaction avec le client « consomacteur ». Il faut surprendre et inciter à la participation tout en respectant les usages et les codes pour ne pas “effrayer” l’utilisateur potentiel, over-sollicité de toutes parts…

Le weekend du 20 et 22 mai dernier, au moment où les regards sont rivés sur Apple et son nouvel iPad, RIM/ Blackberry, l’incontournable distributeur de smartphone, a lancé un événement ‘spectaculaire’. Une réplique géante du smartphone phare de la marque était installée devant le centre Pompidou à Paris, lieu stratégique, carrefour des touristes et amoureux d’art et par essence de l’innovation…Le fabricant vise ainsi à casser l’image un peu trop « sérieuse » de son produit et créer une relation ‘friendly’ avec ses clients et prospects.

Opération Evenement Blackberry

Comment attirer l’œil et l’attention des passants ? En leur proposant d’interagir avec l’objet même de la publicité. En effet, à l’issu d’un concours Facebook, les messages envoyés par les internautes et les utilisateurs BBM (Blackberry Messenger, l’outil social-professionnel de la marque; sur lequel il est simple de communiquer gratuitement en échangeant son code PIN BlackBerry) apparaissaient sur le device et son écran géant… avec un credo : « express what you love to do ». Déclaration d’amour, de paix, bonnes adresses ou promotion …

Opération Blackberry "Smartphone géant"
Signe des temps : Le consommateur joue le jeu des marques qui ont su innover avec de nouvelles formes d’interactions ludiques et complices contextualisées aux lieux de vie des gens, dans leurs quotidien…

Le making-off de l’installation

Starbucks, Mayor de l’hyperlocal marketing interactif ?

starbucks-logo

Les pieds sur terre et surtout pignon sur rue
Décidément, Starbucks sait exploiter les nouvelles technologies digitales à des fins marketing et business pour valoriser ses lieux de vente.Je vous en parlais dans un récent billet, l’exploitation de Foursquare à des fins de fidélisation , en allouant à ses fans un badge statutaire de « roi du café » par le jeu de check’in géolocalisés dans les bars, ouvrant ainsi droit à certains avantages et couponing.


Une carte mixte intelligente dématérialisée dans le smartphone du consommateur
Et voici que Starbucks exploite le moyen de paiement sur mobile comme canal de fidélisation en mixant carte de fidélité et carte de paiement, le tout intégré dans une application mobile à télécharger sur son Smartphone ( Iphone et IpodTouch).  Bref, gérer sa carte de fidélité à distance, everywhere, et in situ une fois sur place au lieu de consommation. Apres une période de test concluante dans une zone géographique limitée, l’enseigne déploie cette application mobile, la Starbucks Card Mobile App , dans plus de 1000 stores Outre atlantique.

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Carte prépayée connectée : mon smartphone pour choisir mon café, payer mon achat et gérer mes coupons d’achat
L’appli  permet aux clients de Starbucks de dérouler une commande, de vérifier leur solde, de recharger la carte et visualiser les transactions ( historique client) et payer,  à partir de leur smartphone.

Attachement à la marque : mon smartphone pour me récompenser
Une marque qui fidélise par le mode de paiement en dématérialisant la carte de fidelité dans le device smartphone, permet du coup d’enrichir, d’augmenter les capacités de cette carte de fidélité  et donc renforcer l’attachement à l’enseigne et au lieu :

-intégrer du couponing personnalisé  immédiat et géolocalisé,

-pousser des services plus , par exemple offrir le WIFI gratuitement 2 heures d’affilées .

- situer par géolocalisation les starbucks les plus proches

Starbucks, what next ? Vers l’ubimedia business en valorisant l’écosystème local personalisé
Pour l’heure, l’innovation de Starbucks s’en tient la.  Mais, je suis prêt à parier que ce n’est que le début  d’un vaste programme visant à tirer parti des capacités du digital poussé au niveau du point de  vente à  l’heure du nouvel internet ( social, mobile, multi-devices, hyperlocal, en temps réel, bref ubimédia) .  Aussi, faut-il considérer un bar Starbucks comme un hyperlieu qui s’interface aux autres lieux de la zone géographique, formant écosystème animé par des allers et venues de challands connectés à leur lifestreaming personnel et aux  offres de services des acteurs locaux ambiants. A partir de là, le champ des possibles  est ouvert en terme d’usages et de services mais aussi de valorisation de la connaissance client et gestion de l’identité numérique (…)

On peut imaginer des synergies cross-services (avec Foursquare justement) et des partenariast locaux  . Une piste  pour une enseigne telle que Starbucks consisterait à monétiser et valoriser chacun de ses bars en tant que carrefour d’audience du quartier au profit de l’écosysteme local . Par exemple des couponning combinés avec d’autres enseignes avoisinantes, un peu à la manière de MacDonald et les salles de cinés. Il y a cette idée fondamentale pour les réseaux d’enseignes de syndiquer des lieux parce qu’ils encapsulent de la valeur ( de contenu, de services,  d’audience qualifiée , de micro-communautés) . Le wifi aidant, on peut aisément imaginer l’enseigne pousser un mini-cloud serviciel personnalisé sur l’enseigne ,  l’application mobile étant le capteur ( mais on peut imaginer d’autres devices tactiles ou des stickers avec flashcode ou objets communicants avec rfid) ) pour accéder à des services + et des contenus  co -brandés, contextualisés autour du bar et selon l’écosystème local. Il s’agit « un peu plus » que la simple monétisation de panneaux d’affichage dynamique ( ces écrans TV avec spots  diffusés en boucle) ;  il s’agit de monétiser un espace physique devenu interactif et affinitaire:  un hyperlieu enrichi par la présence d’une communauté de niche des habitués et des visiteurs de l’endroit interagissant avec des services digitaux in situ. Une sorte de cybercafé sans fil interconnecté à la zone géographique , en sommes :)


Qui dit hyperlieu, dit e-reputation locale
A partir du moment où la valorisation d’un lieu passe par ses visiteurs et leur interactions, il faut intégrer la dimension de e-reputation à l’échelle du lieu et donc de l’enseigne qui l’habite et l’anime.  C’est dire que le rôle d’animation du tenancier ou responsable du point de vente  doit acquérir des compétences en community management et  mise à niveau en « geekeries » . Pour s’en convaincre,  ce témoignage sur l’usage détourné qui a été fait de Foursquare à propos d’un Starbucks parisien, une forme de hacking à la française . A tel point qu’on pourrait se demander s’il ne serait pas opportun d’éditer un badge   »raleur du coin » (c’est bien connu, on aime bien raler plutot que plébisciter en France, non ? ;-)


Bonus : la vidéo de lancement de la Starbucks Card Mobile App:

*Idée de syndiquer des lieux parce qu’ils encapsulent de la valeur ( de contenu, d’audience, de niches).

A suivre.

Stickybits arme le smartphone des shoppers en douchette interactive

Stickybits ou comment apprivoiser l’internet des objets sociaux interactifs

Déjà signalé dans notre veille agency ( RSS LUNCH  mars2010), cette nouvelle application  STICKYBITS (disponible sur Android et Iphone) transforme votre mobile en douchette universelle de barcode en lecture mais aussi en écriture ( ca c’est nouveau), capable de tagger des objets personnels en générant  et affectant un code barre pour n’importe quel objet ( une mascotte de bureau, mais pourquoi pas aussi ses livres fétiches préférés) ; bref augmenter le vécu de ses vieux objets par de l’édition digitale et pouvoir de surcroit  les partager socialement avec ses proches à la manière très 2.0 d’une photo sur flickr ou d’une vidéo sur YouTube ou Dailymotion.

Paradoxalement, il s’agit avec STICKYBITS d’appréhender l’internet des objets par l’humain et le social : ici, les objets ne parlent pas qu’aux objets mais surtout  ils parlent aux hommes et interagissent avec eux. Un potentiel d’usages énormes, à anticiper.

Puis, un récent billet de Henri Kaufman évoque cette application  et notamment  comme les marketers ont eu l’idée de la détourner de son utilisation d’origine, à savoir sous l’angle marketing et commercial. Puisqu’il était possible de tagger n’importe quel barcode, pourquoi ne pas le faire aussi sur ceux étiquetés sur les produits de consommation ?

« Bon sang, mais c’est bien sur ! »


L’internet des objets pour les marketeux et les shoppers

STICKYBITS est un service délivré sur smartphone permettant au moyen d’une application Iphone d’ajouter ou consulter  un bits, c’est-à-dire un commentaire, une vidéo, une photo, un lien , attaché à un produit . Autrement dit, éditer et partager un produit par lecture du code barre sur son emballage  (tout type de code barre) .  Et donc, potentiellement tout produit : de la boite de médicament, en passant par un produit culturel (cette BD par exemple)  ou encore ce camembert ou une boite de céréales, etc.

Mieux, non seulement tout un chacun peut contribuer à la notice (une sorte de notice augmentée), mais surtout le produit en tant qu’objet  peut se mettre à parler et porter en lui le micro-réseau social de ses consommateurs ( fans ou détracteurs).Et qui plus est, avec la fonctionnalité de géolocalisation, l’application   attache des coordonnées géolocalisées à l’objet .On peut imaginer qu’à terme il sera possible d’y attacher un lieu, une boutique, un restaurant, façon Dismoioù par exemple.

L’internet des objets comme dérivé logique du web 2.0

C’est finalement fusionner le paradigme de la commentosphère ( les avis, reviews et autres conversations 2.0) aux objets de la vie réelle. Pour in fine, faire converser mon objet avec mes amis sur facebook.

Pourquoi pas ?

Ainsi, avec une solution comme Stickybits,  les implications marketing et commerciales (mais aussi citoyennes et collectives)  de l’internet des objets sont à anticiper. Outre enrichir l’expérience d’achat,  faire parler et entrer en conversation in situ dans les rayons d’un magasin, c’est devancer tous les autres canaux de publicité et de communication,  non plus sur les derniers mètres avant la boutique, mais les quelques centimètres seulement du produit .

Et même au delà : en tout moment d’expérience au produit  (des qu’il y a interaction physique) : avant l’achat, après l’achat, pendant la consommation, après consommation…  ( hum, très bon ce petit vin, allez hop, je le scanne)…

E-reputation, comparateur pour shoppers, sponsorisation 2.0, l-commerce … par le code-barre

Quelques idées d’usage:

-Sur la ereputation : un collectif, une association de consommateur, une  ONG,  Greenpeace par exemple,  qui s’empare de cette technologie pour hacker un produit  qu’elle a dans son collimateur. La réputation d’une marque va se jouer alors aussi au niveau de son package produit devenu facilement interactif et à la portée de tous . Du moins, à la condition d’avoir le scanneur ( ici, celui de STICKYBITS) et l’esprit hyperconnecté…et dissident :)

-Syndication des produits en point de vente physique avec un comparateur en ligne : j’imagine bien un comparateur enrichir son offre pour ses partenaires en leur proposant de matcher sa base d’avis aux codes barres des produits. Et bien sur,  apposer une étiquette code barre chartée avec le logo CIAO, VOZZAVI ou TWENGA par exemple, incitant les consommateurs à scanner pour en savoir plus.  Et s’assurer que ce produit que j’ai dans mes mains est bien noté par les consommateurs.

-Par analogie à la mécanique ludique des badges de FOURSQUARE et la géolocalisation, permettre de devenir le dénicheur du meilleur prix de tel produit, produit qui peut être rattaché à un lieu par géolocalisation (une boutique, un concept store). Ou encore,  je suis le MAYOR de l’IPAD le moins cher et je me rémunère au click  via un widget encapsulé  sur mon blog ou sur mon profil facebook (qui redirige vers telle fiche produit ou telle point de vente)…

« Sticky …, Sticky quoi  ? »

Pour l’heure, la principale limite de cette technologie est sa confidentialité. Mais la technologie est là, à portée de main et de rachat.  Imaginons un Facebook, un Google ou un Amazon intégrer dans leur app Iphone ou Android cette capacité à interagir avec les codes-barres  ? Et la question de la masse critique d’utilisateurs de cette douchette universelle interactive de bar-code ne se posera plus. D’autant  (et c’est la que c’est malin), que les barres-codes sont largement diffusés (atout logistique).

Et juridiquement parlant ? La, je sèche, mais je pressens que cela ne va pas être simple… A qui appartient un code-barre ?  Si vous avez des billes la dessus, je suis preneur.

Et sur des idées d’usage , n’hésitez pas aussi.

Je vous invite à lire ces 3 billets sur les enjeux de cette innovation:

-Stickybits : réseau social avec objets communicants ?

-Stickybits : Un eldorado se cacherait-il sous les codes- barres ?

-My Location Is A Box of Cereal