Un premier webseminaire sur l’ubimédia « Be Context friendly » s’est déroulé ce 28 janvier 2010 pour découvrir la vision ubimedia de sqli agency et notre lecture des enjeux de l’ubimédia pour les utilisateurs finaux (consommateurs et usagers), les collectivités, les entreprises et leurs marques. Une quinzaine de cas commentés sont venus illustrés des applications concrètes et inspirantes selon le découpage suivant:
Ma residence.fr évolue, signe d’une maturation du modèle, en s’ouvrant depuis Janvier 2010 aussi aux résidences individuelles et pour le coup, reformulant un nouveau claim : « le réseau social de la vie locale ».
Ces réseaux d’immeubles se déploient dans plusieurs villes et revigorent un écosystème relationnel de proximité à l’échelle de l’hyperlocal: résidents, acteurs du logements, associations, commerçants, collectivités . Ce marché des immeubles , on devrait dire » marché de l’hyperlocal « , devrait intéresser des entreprises et des marques cherchant à désintermédiatiser des services, pour être au plus proche des clients finaux, facilitant le quotidien dans certains secteurs nativement en front avec les résidents: les telecom, les medias ( télévision, la presse, …) l’énergie, l’environnement, les transports, les travaux, les services à la personnes, …
Autre gage de maturité du modèle, l’implication d’élus locaux dans la promotion du réseau, avec Evry3 , qui vient de s’ouvrir ( 22 janvier 2010) et qui semble concentrer l’attention des Evryens résidents et commerçants locaux . Ainsi, Gilles Feingol livre des premiers indicateurs éloquants : déjà 10 % des foyers de la ville, 30 % des commerces de proxiimité d’ Evry, 15 % des associations locales, 60 classes de parents d’élève d’ Evry, 250 000 pages vues et déjà 800 services et annonces publiés.
Pour plus de développement sur ma-residence.fr, écoutez cet interview de Gilles FEINGOL mené par Jean-Michel Billaut:
Ma residence.fr est une initiative que je suis depuis 2008 et en laquelle je crois beaucoup puisqu’elle s’appuie sur la dynamique de réseau social de proximité à l’échelle hyperlocale des immeubles et leurs résidents. Je fonde en ma residence.fr beaucoup d’attentes en ce qui peut préfigurer concrètement la ville mixte, hybride ( l’internet baigne la vie réelle): une technologie qui facilite et qui s’appuie sur un déclencheur humain universel (le convivial, le lien social) prenant corps dans une dynamique de réseau catalysant l’initiative locale de chacun et de mon voisin . Et basculer dans la ré-appropriation de la Cité par les acteurs locaux et notamment par les résidents, tandis que nous allons baigner dans un contexte de vie connecté et communiquant (c-a-d une ville ubimedia, hybride ), favorisant par la un mieux vivre sa ville, plus convivial, plus réactif, plus immédiat, plus efficace au quotidien.
C’est donc un virage clé qui s’opère avec Evry3 : renouveler la chaine de valeur résidentielle, urbaine et citoyenne, administrative et commerçante, simplifiant les intermédiaires, libérant les initiatives locales, restaurant l’échange et le dialogue horizontaux sans se couper du pyramidal et ce sentiment : enfin, je vais pouvoir agir concrètement à mon échelle de vie sur la ville.
Depuis 1 an, j’observe des phénomènes technologiques et créatifs qui convergent pour donner naissance à quelques convictions (ou obsessions). La vidéo ci-dessus réunie quatre d »entres elles, pour lesquelles j’espère avoir « l’endurance et l’énergie » de publier prochainement des billets dédiés !
conviction 1 #la forme Cube, elle est un signe graphique et un objet récurrent dans les projets innovants (et pas que),
conviction 2 #la 3D, elle se révèle davantage avec la sortie du film Avatar et le lancement du téléviseur 3D de Sony, mais ça ira bien plus loin,
conviction 3 #les interfaces tactiles, qui révolutionnent le rapport au corps et l’ergonomie de l’information,
conviction 4 #les jeux d’échelle (temps, taille, distance), du micro au macro les interfaces cherchent la démesure, les objets peuvent communiquer et/ ou évoluer en temps réel, et les phénomènes de distances s’inversent (le loin est proche/ le local devient global)…
En tout les cas, le mois de Janvier 2010 « tague » le réel de toute part !
Et on parie sur une démocratisation de l’usage en France d’autant que les campagnes flashcode sont pilotées par des marques à bonne visibilité et surtout orientent le discours vers la pédagogie.
En témoignent ces 3 exemples issus de secteurs très différents : un acteur de la mobilité urbaine ( la RATP), une marque de grande conso (VitaminWater sponsorisé par Orange) et enfin un acteur du tourisme institutionnel ( Office du Tourisme de la Provence Verte).
Secteurs très différents qui ont en commun une force : être en prise directe avec le terrain du jeu du réel et à la croisée des trajectoires de leurs cibles. Et permettre aux marques de pousser le digital au plus proche, sur une nouvelle échelle, celle de l’hyperlocal. Prendre le bus, acheter une boisson dans un distributeur, trouver un hôtel , autant de nouveaux points de contact à l’échelle de l’hyperlocal pour le e-marketing de proximité !
La RATP annonçait le déploiement de tags sur 21000 plans de quartier à Paris, 12000 arrêts de bus délivrant ainsi in situ l’information voyageur en temps réel. Des tags sont enregistrés chaque minutes depuis le lancement du déploiement.
Vitaminwater annonce avec Orange l’utilisation d’un flashcode et met l’accent sur la pédagogie comme le démontre une vidéo pour promouvoir ce nouvel usage . Pour l’heure, ces flashcodes sont affichés sur les supports de la marque ( prospectus, ditrsibuteur de boisson, voiture de la marque) et redirige vers l’application iPhone de la boisson sur l’AppStore.
A terme, ces flashcodes seront aussi apposé sur les bouteilles .
Autre exemple, autre secteur, celui du tourisme institutionnel , avec l’opération flashcode à l’office de tourisme de la Provence Verte où comment permettre l’accès à des informations ( trouver un hotel…) quand on se retrouve devant un office du tourisme bondé ou fermé . France 3 region consacre un reportage à cette opération :
Au travers de ces 3 exemples, on sort du cadre de l’expérimentation avec une volonté manifeste d’ancrer cette technologie dans le quotidien. Pour rappel en 2009 , Pagesjaunes, Celio, la Fnac exploitent aussi ce procédé
Les détracteurs de la technologie code 2D opposent les applications de reconnaissance d’image ( par exemple, Goggles de Google sur Android) qui scanne l’objet et propose sur le smartphone une sélection de liens en relation . Certes. Mais, à mes yeux le Flashcode a un avantage indéniable de l’ordre de l’ergonomie incitative ( persuasive design) , comprenez par là , l’équivalent d’un gros bouton « Cliquez-moi » ( pardon, « flashez-moi ») . Et c’est aussi l’enjeu du marketing ubimedia que de signaler, matérialiser l’interactivité Homme Machine par défaut invisible dans l’interface du réel. D’ailleurs, Google, jouant sur tous les tableaux mise aussi sur les Code 2D avec ses Googles Places (Avec Google, le web sort du web)
Sqli agency accompagne les marques dans la construction de leurs stratégies relationnelles, et dans la réalisation de leurs outils communiquants high tech.